C'est la première fois que j'utilisais un patron de couture de la Droguerie, et franchement, c'est une expérience que je ne conseillerais à aucune couturière débutante.
C'est sûr, les patrons font dans le genre sobre: aucun repère d'assemblage, aucune indication sur la largeur à atteindre au niveau des fronces, pas de marques pour indiquer le sens des pièces, bref, on est dans le grand flou artistique. Et ce n'est pas le minuscule schéma qui fait penser aux livres de couture japonais qui rattrape le coup.
Et puis la mention "les coutures (0,5cm) sont comprises", ça ne m'a pas plu du tout: je préfère largement tracer les lignes d'assemblage, et couper mon tissu comme je veux autour.

Bon, maintenant que ma blouse Parthenay est terminée, j'oublie ces petits incidents de parcours, parce que le résultat me plaît beaucoup. Le choix du tissu a été bien difficile, mine de rien, ce patron consomme beaucoup, et je voulais absolument utiliser un des coupons en stock. Celui-là, je suis passée devant plus de 5 fois en fouillant la pile, sans même lui jeter un regard, et pourtant, c'était LUI ! Petit imprimé facile à assortir, tissu de coton fin, fluide et très doux, boutons nacrés vintage en stock, fil idem, rien à acheter pour le coup.

Evidemment, c'est TRES large, La poule nous avait prévenues, mais aussi ultra-confortable. Ce tissu trouvé cet hiver dans une salon de tissu en Belgique est beaucoup plus chouette une fois cousu et porté qu'abandonné dans une boite.

J'ai allongé le buste de quelques cm, par manque de tissu, j'ai dû tailler le devant du col en deux parties assemblées sous les boutons, et j'ai patiemment cousu la parementure à la main à petits points invisibles. Pour mon 40-42, j'ai coupé la taille M, c'est immense, mais ça convient au modèle.

Petits boutons vintage du Ch'tis boutons, of course !
Et le pied de biche à boutonnière automatique qui revient tout seul à son point de départ, ça marche !
Pour les aventurières "même pas peur", c'est un patron du livre Léger et Douillet avec La Droguerie.
PS: je collectionnais déjà les rouets (3 dont 2 qui servent), les fuseaux (4 qui servent tous à tour de rôle), les aiguilles à tricoter (là, le décompte est impossible), voici que je démarre une nouvelle collection (à partir de 2, ça compte, hein ?): mon nouveau copain est en route, depuis l'Allemagne, son nom commence par "banjo", et se finit par "lélé". Youhouhou !!! 